Le Conseil des États renforce la protection des animaux en matière de fourrure et de foie gras
La Protection Suisse des Animaux PSA salue les décisions du Conseil des États sur les contre-propositions indirectes aux initiatives fourrure et foie gras. Le refus clair d’un affaiblissement visé par l’industrie de la fourrure est particulièrement réjouissant. En ce qui concerne le foie gras, le Conseil des États a également empêché que le contre-projet soit davantage édulcoré.
Fourrure : refus clair d’une solution proche de l’industrie
Concernant le contre-projet indirect à l’initiative fourrure, le Conseil des États a suivi la ligne du Conseil national et a clairement rejeté un affaiblissement du système de certification prévu. L’industrie de la fourrure avait tenté d’aligner l’évaluation des méthodes de production abusives sur les animaux sur de prétendues normes internationales. Les labels proches de l’industrie auraient ainsi pu décider quels produits de fourrure peuvent continuer à être importés en Suisse.
Au lieu de cela, l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires OSAV doit définir, dans le cadre d’un programme de certification, quelles méthodes de production de fourrures sont considérées comme cruelles pour les animaux et sont concernées par l’interdiction d’importation. La Suisse continue ainsi de miser sur ses propres critères de protection des animaux au lieu de s’orienter vers les directives de l’industrie de la fourrure.
Pour la PSA, il s’agit d’une réussite décisive. Le contre-projet indirect ancre l’interdiction d’importer des fourrures dans la loi et la complète par une interdiction de commerce, des contrôles et des dispositions pénales tout au long de la chaîne de distribution. Ainsi, les fourrures fabriquées issues de pratiques cruelles envers les animaux pourront à l’avenir être exclues plus systématiquement du marché suisse.
Foie gras : un affaiblissement supplémentaire évité
Le Conseil des États a également approuvé la version adoptée par le Conseil national pour le contre-projet indirect à l’initiative foie gras. Du point de vue du PSA, il est particulièrement important qu’il ait renoncé à des « obligations liées au bien-être animal » supplémentaires. De telles conditions n’auraient rien changé au problème fondamental : le foie gras est produit par gavage, une pratique cruelle interdite en Suisse depuis plus de 40 ans.
Le contre-projet a ainsi été renforcé par rapport aux propositions précédentes et est maintenant prêt pour le vote final. Il prévoit une obligation de déclaration pour les foies gras importés et autorise des mesures supplémentaires si celles-ci n’atteignent pas l’effet escompté. La PSA maintient toutefois qu’une interdiction d’importation serait la solution la plus cohérente. Le contre-projet actuel reste à la traîne, mais représente un pas dans la bonne direction.
Par ses décisions, le Conseil des États a empêché que les deux contre-projets indirects soient davantage affaiblis. Dans le domaine de la fourrure en particulier, il a envoyé un signal clair contre l’influence de l’industrie de la fourrure et en faveur de normes crédibles en matière de bien-être animal. La PSA attend maintenant du Parlement qu’il confirme ces progrès lors des votes finaux du 2 octobre.
